De l'importance de l'orthographe et de la complexité pour les étrangers de bien nous comprendre. Mais je suppose qu'il doit en être de même dans les autres langues. Quel étrange mot la langue .... Sans la bouche et les lèvres, pourrait-elle dire les mots ?
....... Un ver de terre vert marche avec ses pantoufles de vair pour aller boire un verre. Il fait des vers, c'est un poète, peut-être un trouvère.
Les poules du couvent couvent... pas de risque qu'elles dévorent le tendre asticot.
Ma tante attend Satan dans sa tente. Est-ce que cela la tente ? C'est l'attente.
Sur la route il y a un trou noir, c'est troublant mais ce trou bleu n’est qu'un trouble.
Les soldats du roi chassaient le trouvère, ils le trouvèrent. Ils lui demandèrent de faire de la prose.
Pendant ce temps au château, Rose, dose, cause, pose dans un plat creux, des pois, du son et des poissons.
Les servantes montent en bas, redescendent en eau et en haut tout est sans dessus dessous. Elles remettent leurs tuniques, ce qui est unique. Elles remontent leurs bas,
baissent leur haut. Quel méli-mélo de mots...
.... Au château, Rose s'affaire toujours : elle arrose les roses roses et rouges et noires.
En cuisine les marmitons marmitonnent des petits plats... dans des marmites qui pèsent des tonnes.
Il y en a un qui louche, c'est louche ! Il goutte à la louche dans une soupière une soupe qu'il fit hier avec des herbes trouvées sous une pierre. Les pommes et les choux pomme se
paument au milieu de cette salade.
Le pâtissier pâtisse, il ne tisse pas, des fils de caramel qui file comme des fils, fils qui relient un père à son fils. Le fils du fils, grand-père.... File petit filou
mais attention, tu files où ?
Le château s'endort dans des draperies de sang, d’or, le chevalier d'or dort. Dans l'écurie son cheval y
est, il rêve d’une brève trêve.
Les servantes, celles qui servent, celles qui se vantent, celles qui s'éventent, sont assoupies. Une plus vieille veille encore au coin du feu, feu son amant, et à peine pleure sa peine de
peur d'éteindre le feu.
Le château s'endort, le chat tôt levé s'endort aussi. Le petit ver a bu sa verveine, quelle veine !
Vaine résolution de ne plus boire de vin, mais il n'est pas devin, il a le coeur à l'envers.
Il écrira toujours des vers, le petit ver vert. Ce n'est pas un trouvère, c'est un poète presque à la Prévert ; mais de ce grand nom je ne me prévaudrai pas ; si ce n'est
que de garder cette histoire dans un pré vert au pied d'un château même pas fort où la nuit venue il se raconte d'étranges histoires de mots...
..... La nuit installée, le château dort. Le chevalier, endormi au milieu des pages, des pages lues
par les pages, dans la forêt un chat huant hue. Dans la salle du trône, les souris sourient, le chat est endormi. Le calme règne, les araignées tissent les toiles, l'étoile brille
dans le ciel.
Le petit ver vert a regagné sa pomme verte pour passer inaperçu. Pour assortir les couleurs je crois : une pomme rouge aurait bien vite fait d'être croquée. Croqué en
pleine nuit, le pauvre poète n’aimerait pas cela ; il préfère rester dans son trou vert.
Le chat ne le dérangerait pas, la chouette ne le verrait pas, l'araignée ne lui veut pas de mal. Et là dans le noir le petit ver vert soudain luit !! Une petite lumière dans une pomme
verte cela devrait suffire pour effrayer les gourmands. Et là, le petit ver vert luit, lui il luit !!! Au soleil il ne s'en était pas aperçu mais là dans la nuit, dans l’ennuie, il luit....
Toutefois, il ne pouvait s'empêcher de penser à la servante qui tôt le matin viendrait préparer le déjeuner de ses maîtres. Il l'avait déjà observée croquant à pleine dent
dans une pomme, ou une abricot ou autre fruit selon saison. Ma foi, finir entre ses dents, être croqué de bon matin, une belle mort pour un poète, et il se prit à rêver....
De la pomme à la dent, la pomme d'Adam, donnée par Eve, croqué par la dent d'Eve quel attrait... Quel honneur !
C'est lui qui était là au début de l'humanité. Ce n'était pas le serpent c'était lui, le petit ver vert, celui qui luit, il était là dans la pomme verte et c'est lui, celui qui
luit, qui donna l'idée à Eve de croquer.
Déjà elle voulait remercier Adam de ce beau cadeau croyant à une émeraude cachée dans un bel écrin en forme de pomme mais à quoi bon le remercier ? Elle était la seule à qui il puisse faire
ce cadeau....
Et Eve croqua, dans le secret espoir de ne pas avaler ce joyau.
Hélas, elle le fit et depuis ce temps-là, dans le coeur des dames, il luit un petit ver vert, comme une émeraude, un trésor caché qui brille certains soirs pour appeler au secours :
« Délivre moi, j'ai encore des vers à écrire, je ne suis qu'un petit ver qui écrit des vers. Oui je brille, mais ce n'est pas par orgueil, c'est juste que je suis né comme cela. »
Que fit le ver vert une fois qu’Eve l’eut avalé ? Il ne fut pas libéré de suite, cela aurait été trop beau et je n’aurais pas pu continuer son histoire.
Et bien oui, il fut avalé et grand bien lui prit. Il y eut une grande colère au paradis, et un monsieur pas
content chassa Eve de son jardin… Une querelle de voisinage ? Aurait-elle dérobé la pomme à un voisin grincheux ? Ben non ! En plus, il n’y avait pas de voisin ; juste
elle et son compagnon, quelques animaux, des arbres et des oiseaux. Sûrement des poissons aussi… Mais je ne suis pas allé voir au fond de l’eau.
Le propriétaire de la pomme, celui qui soit disant l’avait inventée et bien il n’était pas content :
- "Une pomme ce n’est pas fait pour être croquée, éventuellement pour abriter un petit ver vert, mais pas à croquer ; de
toutes façons, pas la peine de discuter ; J’avais interdit … j’ai décidé comme cela et puisque on ne m’écoute pas je vais vous punir !" Na ! dit l’enfant boudeur !
Et bien se dit le petit ver vert, j’aurais mieux fait de rester au château, c’était bien plus gai. Mais il était là, bien au chaud dans le ventre d’Eve. Il eut juste le
temps d’entendre :
- " … Je te chasse du paradis … Tu enfanteras dans la douleur …. Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front …".
Cela voulait dire quoi ? Il ne comprenait pas.
- Je ne pourrai manger que l’été, quand il fera bien chaud et que je transpirerai…. Espérons que les hivers ne seront pas
trop frais ou alors je ferai du sport, je me fatiguerai à courir pour bien transpirer comme cela j’aurais mon pain. Mais je ne mange pas de pain, alors il me restera toujours des
pommes.
- Mettre au monde dans la douleur ? mais quel sadique celui là ! C’est lui le chef en
plus ? Son monde ne va pas être bien beau si il commence comme cela….
Mais tout cela n’est qu’un rêve, cela n’arrivera jamais …
Toujours est-il que lui aussi fut chassé du paradis.
Le ver vert dort dans sa pomme, loin de l’agitation et des discours. Il rêve encore. Le château va se réveiller. La
servante va arriver, non il n’a pas peur d’être croqué, elle ne s’appelle pas Eve, elle s’appelle.
- Je ne connais même pas son nom pensa-t-il dans son for intérieur ;
Il se sentait fort à l’intérieur de sa pomme verte, à l’intérieur du château fort ; moins brillant toutefois, moins brillant à l’intérieur de soi. Serait-il devenu ver à soie ? Ver à
soi ? Mais à qui d’autre aurait-il pu appartenir ?
Un ver à moi ? À toi ? Un ver à lui… peut être bien c’est ce que l’on dira de lui quand il ne brillera plus : Le ver à lui, oui le ver a luit. Mais nous n’en sommes pas encore là. Le ver vert luit encore dans un peu de nuit au fond d’un puit creusé dans une pomme, un petit trou bien à lui,un petit chez soi doux comme de la soie.
Le château s’éveille, les servantes les premières ; elles descendent à petits pas, pas à pas, de sous les combles, un
comble. A demi vêtues, cachent leurs appâts, à demi éveillées, à demi amies, deux par deux.
La plus vieille, celle qui veillait, retourne à son feu, s’essouffle, souffle, attise, il faut du feu, elle le ranime. Le rat « Nym » sort de son trou en quête de miettes avant le
balayage, les souris ne sourient plus ; le chat se lève tôt. Le chat du château tôt levé en quête d’aventure ou de souris.
Sur la table la pomme verte a perdu de son éclat, posée là au milieu des autres, au milieu des poires, des raisins, des fragments de pain, à coté des plats plats et des plats
creux, des poêles et des poils de chat ou de gibiers, des bols et des verres. Des verres blancs avec des fonds de vin rouge, des verres rouges avec des fonds de vin blanc, des verres verts
de verveine, des verres bleus, bleus comme des yeux de verre, des verres noirs et des transparents.
Des chaises renversées autour de la table, rangs versés des rangs d’oignons, des restes du repas, après lequel les corps repus ont gagné le repos.
Rose aura bien du travail aujourd’hui, comme chaque jour, le jour d’Hui, sûrement du vieux français, du temps jadis, du temps des chevaliers. Bien du travail à ranger, à ordonner, ordonner,
donner les ordres, pour ranger ce désordre.
Cinq heures zéro cinq, le coq chante, réveille les poules du couvent ; Il réveille le château, il
réveille le soleil et le soleil se lève ; le ver vert va bientôt s’éteindre, il ne luira plus, le ver a lui, mais il vit encore dans une pomme verte et il va trouver à s’occuper. Déjà il
craint la morsure des belles dents de la servante, ce serait la mort sûre, mais non il avait raison : elle ne croque pas la pomme, elle aussi elle a du rêver à Eve ! ...Elle se verse un
verre de lait… C’est beau le lait, blanc, dans un verre transparent, bien plus beau que ce bolet où il avait failli élire domicile ; Un bolet de Satan sûrement bien laid celui-la, pour sûr
il n’aurait pas brillé longtemps ! Les pommes vertes sont bien plus attrayantes. Un petit habit d’académicien, non pas de martien, une petite maison verte comme lui, lui qui aime les vers,
et cela rime avec son nom.
Dans son demi réveil, dans son demi éveil, il n’est pas trop poète notre petit ver vert, à croire que la nuit l’inspire d’avantage…
Mais elle reviendra la nuit où il luit, dans pas longtemps, il va recharger au soleil sa petite lumière ; en fait il se dit : «Je suis le soleil de la nuit, ce que je prend, je le rend, la nuit tout le monde a besoin d’une petite lueur, les étoiles brillent mais elles sont loin. Moi je suis là, tout près, perdu dans un pré, si près que je risque de me faire croquer. »
***La nuit allait pouvoir l’inspirer, elle s’allongeait de plus en plus. Le froid et la pluie s’installaient peu à peu au dehors. Il y avait de moins en moins de vert sur les arbres, sa pomme doucement se colorait de rouge et de brun, l’automne finissait.
- La saison suivante devrait être la mienne…
L’hiver ! l’hiver il y à ver, mais pas de vert. Du blanc que du blanc, comme un cocon qui se tisserait autour de lui, un cocon de fils blancs. Un long temps pour dormir, pour rêver, se laisser aller ; à la chaleur d’un petit feu. Pas celui de la vieille servante, non la chaleur qu’il avait dans son cœur. Et le petit vert ver décida d’éteindre sa lueur, cela passerait vite. Tout était en ordre il pouvait rêver. L’hiver, un ver vert, ne luit plus, il a lui, il fait des économies d’énergie, il reluira, il redeviendra vert, il écrira de nouveau des vers, il ira vers son destin, après l’hiver. Une saison, quatre mois comme une strophe de quatre vers, il na pas de pied le petit ver vert, il n’ira pas loin, il reste là, il attend le printemps ….
… Et l’hiver se finit, les primevères fleurissent, oui le revoilà le printemps ! Pas vraiment encore mais sur le calendrier il est là, je l’ai souligné en vert.
Au fond du paysage, le château commence à se réveiller, de la fumée monte de la cheminée. Sûrement encore cette vieille servante qui toujours attise le feu ! Quelle mauvaise langue avait dit qu’elle ne passerait pas l’hiver ?
Et le chevalier, et le chat du château, et les servantes ? Tout le monde est encore là, enfin réveillé ! L’hiver fut doux mais c’était quand même l’hiver.
Le chevalier en bon seigneur, aussitôt son réveil fit la tournée de son petit monde. Il compta les servantes, oui, une, deux, et trois, et quatre, mais où est Rose ? Encore sûrement dans le jardin à jardiner, ou dans la cuisine en train de cuisiner ?
Et bonjour le chat du château, un peu amaigri par l’hiver, et les araignées ? Oui des bien belles toiles ; et la chouette ? Bon il attendrait la nuit pour la saluer.
Le château sûrement de la belle au bois dormant s’était assoupi, sans besoin de poison ni de potion magique, simplement, un peu transi de froid, par habitude, peut être pour se reposer aussi.
La cuisine un peu en désordre, la salle du trône pleine de souris il faudrait quand même réveiller ce vilain greffier mais cela viendrait bientôt, le château allait renaître.
Tout à ranger, tout à remettre en place
- Allez hop tout le petit monde au travail !
- Mais quel est donc tout ce bruit ?
- Une pomme qui parle ? Je suis sûrement mal réveillé se dit le chevalier.
- Déjà l’heure de se lever ? Pourtant il fait encore nuit c’est tout noir dans ma pomme serai je devenu aveugle ? Je n’ai pas entendu le coq, serai je devenu sourd également ?
Notre petit ver vert - et oui c’était bien lui -, se réveillait lui aussi dans sa pomme verte un peu rabougrie certes, mais il était bien là, toujours au même endroit, avec tout ce mélange sur la table : des pommes, des miettes, des verres, des plats et creux et plats.
- Oui je me reconnais bien, et la servante et Eve et le rêve. Tout me revient
Il se frotta les yeux, les yeux verts bien sûr, des yeux verts de ver vert …
Première mission : Descendre de la table, voila un bel exercice, au milieu de tout ce désordre, se frayer un passage.
La cuisine était restée en désordre. Serait ce le château de la belle au bois dormant ? Tout était vide, aucun bruit ; peut être la maisonnée s’était transportée dans le jardin ?
Le jardin, le pré vert, les trouvères, les soldats, le poète qui faisait des vers en habit vert en pantoufle de vair en buvant un verre de verveine. Tout cela était il si loin ? Une saison ce n’est pourtant pas bien long, quatre mois de l’année ? La pomme était elle remplie de soporifique ? Mais non il mélangeait les contes … La pomme c’est « blanche neige »,
- Sûrement un conte pour l’hiver.
Oui il en avait vu tomber de la neige toute blanche, toute froide mais il était resté là dans sa pomme pas besoin de risquer de se geler.
- Un ver vert dans la neige en plus j’aurais eu vite fait de me faire repérer par quelque pivert ou autre oiseau ; Eh bien non j’ai échappé à la dent d’Eve, je ne vais pas me laisser croquer par un vulgaire volatile.
Eve ! Oui Eve chassée du paradis, à cause de lui ? Il ne savait plus, il avait un peu perdu de mémoire perdu un peu de son brillant.
- Oui ce doit être cela perdu de mon brillant ; la preuve je suis vert mais je ne luis plus, quelle est ma couleur ? Encore vert ? Un peu vert de gris ? Vert passé ? Un vert étrange ; bref un vert pas très clair.
Nostalgique le petit ver vert, mais il allait doucement repartir chercher un autre logement. Reprendre les mots, les secouer un peu pour faire tomber la poussière, les mots toujours pareils mais pour écrire une autre histoire, la suite de l’histoire.
- Nous sommes au printemps, quittons le château, partons à la découverte du pré vert.
Dans l’herbe, dans les buissons, sur les branches, là où toute une vie fourmille, loin des gens du château. Ici pas de chevalier ni errant, ni avec un panache blanc, peut être de pauvres hères sans panache mais combien plus intéressants.
Certes à l’automne il est bien plus facile de trouver des fruits pour se cacher, là au printemps que de l’herbe tendre, de jeunes pousses, des bourgeons et des fleurs. Il y avait bien un hanneton qui habitait sur une rose, mais il n’y avait pas de place pour lui. Dans les salades vertes quelque limaçons, pas de place pour lui. Dans les arbres quelques vers xylophages, dans la terre lombrics et fourmis, sur les autres fleurs les abeilles, et parfois même des coccinelles, tout était déjà habité.
J’aurai du me réveiller plus tôt, pensa t’il.
Je vais trouver, la nature est grande, tout est vert, la nature est grande ouverte.
Il pensait à tout cela en traversant la cuisine du château, au milieu des miettes et de la poussière non encore balayées. Et pour se donner du courage il se mit à chanter :
« Je suis le ver vert, le ver à soie, le ver qui a lui, le ver a lui, le ver à qui ? Le ver à toi, le ver à soi, le ver qui écrit des vers, en pantoufle de vair, en allant boire un verre. Un verre me direz vous ? Mais de quelle couleur ? Et pour boire quoi ? De la verveine cela va de soi.
Et aller où ? Au bar des vers ! bien sur ! Au bar des poètes ! Peut être au « bar à thym ».
- « Bar à thym », cela doit sentir bon, « fleurer bon » comme on dit en vieux français ! Mais où ai je entendu ce nom ? Un bar je ne sais même pas ce que c’est ;
- Si un poisson je crois, sûrement, je suis sûr, je l’ai lu. Je ne suis jamais allé à la mer mais je crois que c’est un poisson.
Je demanderai en chemin, il y aura bien quelqu’un pour me renseigner.
Baratin, encore du baratin, pourquoi pas lavande ou romarin…
- Tiens cela me rappelle une autre histoire…
… Le pape est mort un nouveau pape est appelé à régner.
Araignée ? Quel drôle de nom ! Pourquoi pas libellule ou papillon ? …
- Comique, mais rien à faire dans mon histoire la libellule. Le papillon oui sûrement, c’est ce que je veux être quand je serai grand : Je ferai papillon pour aller me poser sur les fleurs.
… à suivre je ne sais pas… si je deviens papillon ce sera une autre histoire, je ne serais plus un petit ver vert, une histoire de papillon llon ça ne va pas faire…. Je crois un papillon paon cela existe, je vais réviser ma botanique, une coccinelle nelle, une abeille beille, une mouche mouche. Le printemps c’est la saison des hirondelles d’aile, des rossignols gnols, je ne parlerai pas de la pie pie, peut être du joli geai au plumes bleues, ou d’ange la mésange ?
L’histoire d’un bel oiseau qui aurait mangé le petit ver vert….
Au clair de la lune, Mon
ami Pierrot
Il pleut les
nappes phreatiques devraient se reconstituer, il fait froid mais la planète se réchauffe, je vais bien mais j'ai mal partout ; journée somme toute normale ou il faut bien trouver
quelque chose à écrire. Non pas que je sois payé à la ligne ...... ni au mot d'ailleurs ! Un simple pigiste qui s'oblige à le faire pour passer le temps , pour se muscler les
doigts , pour se purger l'esprit, pour dire des belles choses enfin des choses, l'actualité on l'ecoute on ne la lit pas , la télé fait si bien cela Ecouter sans entendre,
regarder sans voir , entre deux cuillères ou deux bouchées vites avalées; le temps qui passe, la tete qui pense , le coeur qui déraille , le corps qui s'engourdit ,hibernation totale ,
meme pas crier, pleurer, envie de rire, de partir, rever eveillé, attendre, ecouter de la musique forte,puis douce; je devrais ecrire sur des kleenex et de l'ecrire cela me donne
envie de rire mais rire seul c'est comme pleurer alors je ri : ris ou rie ou riz j'en perd mon orthographe mais j'ecris is ie je sais pas . Même pas envie de
corriger cela se comprend quand on parle pas besoin de se soucier de l'orthographe. Le probleme c'est que je suis muet je ne parle pas , ou alors d'une voix forte presque criée
qui fait peur qui met en colère et en plus j'aime pas . Apres je suis pire...... Alors je me tais Je ne dis rien j'ecris je ne crie pas .
Deux jours sans écrire? Rupture d'inspiration .
Pour une
fois que je me souviens de mon reve......