Il restera peut être un jour des lignes à rajouter
Si je compte de 0 à 10 ans je me souviens
Des bribes incertaines Pires ou plus significatives
Les débuts de la douleur sans envie
Cauchemars ou maladies
Des cris non entendus des angoisses
Premier né, sœurs que je ne détestais pas
Entoure de présences féminines
L’amour sans amour sans plus ni moins
Des trous de mémoire des souvenirs de rêves et de silences
Trop sage, ou chétif je ne me souviens plus
Ni d’école, ni de leçons apprises
Des odeurs d’encrier, des vacances sûrement
Feuilles de platane, le cuir du cartable
Goût de crayon de bois
Goût de bleu de méthylène
Anesthésie envolée dans un éther
Je ne me souviens plus de mes douleurs
Je me souviens de mes peurs
De vertiges sur des ponts même pas suspendus
L’angoisse du sable qui fuit sous mes pieds quand la mer se retire
Ces globes immenses qui m’engloutissent dans mes rêves
Où je n’arrête pas de grandir
Ces marches manquées prêt à tomber
Encore ce vide toujours du vide surtout dans ma tête
L’impression de créer le vide autour de moi
Des oublis comme des manque d’amour
Des insignifiances
Des souvenirs en petits morceaux
J’essaie de les faire remonter
A part dieu je ne me souviens pas avoir dit je t’aime
ni à mes parents
Ni à mon entourage
L’ai-je entendu je sais pas je sais plus …
Il me semble que non
C’est peut être pour cela
Il faut je rattrape le temps
Dans tous les cas c’est une absence de plus
Et combien je les hais depuis
J’ai mal appris ou je n’ai pas retenu
J’écris en petit c’est loin
J’écris en petit comme une perspective
Qui un jour peut être me paraîtra claire.
Je peindrai desVan Gogh , tourbillons et tournesols
Quand l’absence me fait me retrouver seul face à
moi
Comme un folie une angoisse
Comme la peur de moi
Je n’écrirais pas en vers, la tête à l’envers
J’écrirais de rouge, de feu, de sang
Cheval fougueux au licol attaché
Déjà vibrant de rêves incestueux
Si près de Dieu si loin de la vie.
A rêver de jeu, de vierges, saintes ou Marie - Madeleine
De suaires marqués de douleur et de plaisirs retenus
De l’abandon du cœur qui ne sait d’aimer
Que ce que l’on veut lui imposer
Aimer l’absence et souhaiter la mort
Pour trouver l’amour éternel
Retenir l’envie attiser le feu
Boire d’invisibles calices, mentir mes péchés
Des obsessions d’enfer
L’âme en paix, le corps en feu.
Des désirs dressés désirs cachés.
Vie ressuscitée de s’être mis à genoux
Trop brûle d’encens à des autels voilés de blanc
Des regards volés, des espoirs et de désespoirs
Rêver d’un lac de Tibériade
Boire le sang et mordre le corps
La croix sera la libération
Courber la tête dans ces trop grandes cathédrales
Vivre à genoux aimer l’invisible…..
Quittées ces odeurs de cierges, de fumées
Ces robes noires, ces hosties blanches
Corps du christ qui dessèche la bouche
Baisser les yeux, à genoux, debout, assis
Révolte dans l’abandon
Rêves de dentelles
Loin des robes de bures et de voiles noirs
Où seul le regard nous laisse espérer
Ces départs respirés de fumées de vieux trains à vapeur
Éloigné dans le froid, famille enfance sacrifiée
Entre soi et le ciel à détester la terre entière mais en silence
Apprendre à ne pas dire, à n’aimer que son prochain comme soi même
Joue gauche et joue droite je les ai données
Aimer l’invisible, bercé de sornettes, entouré de cornettes
Là ou d’autres usaient leurs lèvres, leurs mains
Je n’ai usé que mes genoux
Et comme une fugue le jour ou se libèrent
Des psaumes chantés enfin criés
Assoiffé de ce sang promis
Mordre ces hosties blanches,
Mordre ces peaux offertes même pas forcées
Le ressort détendu la force libérée la vengeance
Se tenir droit ne plus baisser ni les yeux ni le front
Oser défier l’absurdité des cieux
Tout connaître tout aimer tout vouloir, ne plus écouter
Vivre debout sans peur de l’enfer, désobéir pour prouver
Que ce qui nous était promis n’existe pas.
Adieu le rêve, adieu les voiles
N’écouter que soi avaler des verres d’espoir,
Se griser de fumées, de plaisirs
Des mélanges de corps ne pas aimer mais être.
Plus fort, sans cesse au delà, se venger se retrouver
Croire qu’aimer c’est la présence,
Avoir mal de plaisir pour se prouver qu’il existe
Et garder ces traces sur soi comme une certitude.
Ne jamais vouloir autre chose, ne rien garder, ni les êtres ni les souvenirs
Renaître et se libérer de ce manque. Renaître du vide
Et de l’absence
Approcher de la délivrance, sans la souhaiter
Accrocher de ci de là des mots,
Les dieux invisibles aux quels je crois sont là
Derrière mes paupières et quand je dis que je les ressens
Cela est profond aussi vrai que réel
Ne plus dormir pour ne pas rêver
Mes rêves sont éveillés de les voir noir sur blanc
Me berce. Ne l’aurai je jamais été?
Parler comme une confession pas pour être absout
Parler pour voir qui je suis
Prier loin des ors des pourpres
Dans le noir, regarder au travers de vitraux
Un peu de couleur au delà
Soumis à mes peurs, rebelle aux autres
Je ne suis même pas sûr des mes doutes
Mais j’ai peur de mes peurs.
Celles qui me font tout abandonner par impulsion
Celles qui me donnent des regrets
Celles qui me font agir sans réfléchir
Celles qui me font faire du mal
Comme si je voulais que tout le monde soit comme moi.
Je ne veux plus pleurer
Je veux pleurer de voir le beau
J’en vois tous les jours, et je sais qu’au delà de moi
D’autres existent avec leurs peurs, leurs peines
Maîtriser son corps me parait simple
Maîtriser mes émotions me semble bien plus compliqué
Je n’ai jamais su le faire
De ceux qui me lisent je sais qu’ils m’écoutent
Si j’ai besoin de silence et de paix je suis tenu de l’écrire
Un silence blotti en réel
Il faut bien que je l’écrive
Pour que celle qui m’offre ses bras sache
Mon plus grand merci serait de ne plus pleurer et à mon tour de lui offrir mes bras s’il lui arrivait un jour d’en avoir besoin
"Écrit en rouge comme la chaleur qui me vient dans un hiver qui se devrait d'être froid."
ce devrait etre le contraire? Non? Je sais je sui tordu il y en a qui aiment pas
Non mais et que l'on dise pas
que je n'ai pas d'humour .....meme si il est noir...il m'arrive de prendre les choses à la legere . Pas peur je vais pas sauter j'ai horreur du vide.... Bip Bip